La rénovation d’une salle de bain apporte bien souvent son lot de questions, notamment en ce qui concerne le choix du joint de carrelage, élément discret mais essentiel pour garantir l’esthétique et la durabilité de votre espace. Choisir le bon joint pour votre carrelage de salle de bain nécessite de prendre en compte plusieurs facteurs importants comme la largeur, la couleur et le type de joint. Découvrons ensemble comment faire les meilleurs choix pour obtenir un résultat à la fois beau et résistant dans cette pièce particulièrement exposée à l’humidité.
Quelle largeur de joint choisir pour le carrelage de salle de bain ?
La largeur recommandée pour les joints de carrelage en salle de bain varie entre 2 et 3 mm selon le type de carreaux utilisés. Cette dimension n’est pas choisie au hasard mais répond à des normes précises établies par la Commission Générale de Normalisation du Bâtiment. Ces normes interdisent formellement la pose à joints nuls, également appelée pose carreau contre carreau, pour des raisons de sécurité et de pérennité de l’installation.
Pour un carrelage classique, qu’il soit posé au sol ou au mur, une largeur de joint comprise entre 2,5 et 3 mm constitue la norme idéale. En revanche, si vous optez pour des carreaux rectifiés, dont les bords sont parfaitement droits et réguliers, la largeur peut être réduite à 2 mm. Il est toujours conseillé de consulter les recommandations du fabricant qui indique généralement la taille de joint optimale pour chaque type de carrelage.
Voici un récapitulatif des largeurs recommandées selon le type de carrelage :
Type de carrelage | Largeur de joint recommandée |
---|---|
Carrelage standard (mur ou sol) | 2,5 à 3 mm |
Carrelage rectifié | 2 mm |
Grand format (> 60 cm) | 4 à 5 mm |
Mosaïque | 1,5 à 3 mm |
Carrelage en ciment | 1 à 2mm |
Le respect de ces dimensions n’est pas qu’une question d’esthétique. Des joints trop étroits ne permettraient pas d’absorber les variations dimensionnelles dues aux changements de température et d’humidité, si fréquents dans une salle de bain. Cela pourrait entraîner des fissures ou même le décollement des carreaux à terme.
Quelle couleur de joint privilégier pour votre carrelage de salle de bain ?
Le choix de la couleur du joint pour votre carrelage de salle de bain dépend principalement de vos préférences esthétiques et du style que vous souhaitez créer. Les teintes les plus couramment utilisées sont le blanc, le beige et différentes nuances de gris. Chacune de ces couleurs produit un effet visuel différent et présente des avantages spécifiques en termes d’entretien.
Même si le joint blanc est apprécié pour son apparence propre et lumineuse, il a tendance à se salir plus rapidement et à révéler plus facilement les traces de moisissure dans un environnement humide comme la salle de bain. Pour un entretien plus facile, un joint gris légèrement plus clair que votre carrelage constitue souvent un excellent compromis tant pour les murs que pour le sol.
Voici quelques options de couleurs et leurs caractéristiques :
- Joints blancs : lumineux mais salissants, idéals avec des carreaux clairs pour un effet uniforme
- Joints gris clair ou moyen : polyvalents, masquent mieux les salissures, s’harmonisent avec la plupart des carrelages
- Joints beiges ou sable : chaleureux, parfaits avec des carrelages aux tons naturels ou imitation bois
- Joints foncés ou noirs : créent un contraste marqué, mettent en valeur des carrelages clairs ou colorés
- Joints colorés : apportent une touche d’originalité, idéals pour les décorations contemporaines
Pour un espace harmonieux, certains professionnels de la pose recommandent de choisir une couleur de joint légèrement plus foncée que le carrelage pour les sols, ce qui masque mieux les salissures, et une teinte assortie ou légèrement plus claire pour les murs.

Comment traiter les joints de dilatation dans votre salle de bain ?
Les joints de dilatation sont essentiels dans une salle de bain pour permettre aux matériaux de se dilater et se contracter sans causer de dommages. Entre le carrelage et le mur, un espace de 6 à 10 mm doit être respecté pour créer ce joint de dilatation indispensable. Cette marge de mouvement prévient les fissures et le décollement des carreaux lorsque les matériaux réagissent aux variations thermiques et hygrométriques. Les joints de dilatation sont généralement recommandés les grandes pièces ( plus de 40m²)
Pour traiter ces espaces entre le carrelage et les murs, deux options principales s’offrent à vous. La première consiste à installer des plinthes qui masqueront élégamment cet espace tout en créant une transition harmonieuse entre le sol et le mur. Cette solution est particulièrement adaptée aux grandes salles de bain et apporte une finition soignée.
La seconde option, plus courante dans les petites salles d’eau, consiste à réaliser un joint en silicone. Le silicone sanitaire présente l’avantage d’être souple, imperméable et résistant aux moisissures, qualités particulièrement appréciables dans un environnement humide. Il est recommandé de choisir un silicone de qualité spécialement conçu pour les pièces humides, idéalement traité anti-moisissures.
Pour une installation durable, suivez ces étapes numérotées :
- Nettoyez soigneusement l’espace à jointer pour éliminer poussières et résidus
- Protégez les bords des carreaux et des murs avec du ruban de masquage
- Appliquez le silicone en un cordon régulier
- Lissez immédiatement avec un outil adapté ou votre doigt mouillé d’eau savonneuse
- Retirez le ruban de masquage avant que le silicone ne sèche
N’oubliez pas que tous les joints, qu’ils soient de carrelage ou de dilatation, nécessitent un entretien régulier pour maintenir leur apparence et leur efficacité. Un nettoyage périodique avec des produits adaptés prolongera significativement leur durée de vie et préservera l’esthétique de votre salle de bain.
Quel joint pour les carrelages en ciment ?
Le jointoiement est une phase indispensable pour assurer la stabilité, l’étanchéité et la durabilité de l’ouvrage. Un joint correctement appliqué contribue à protéger le carrelage en ciment de l’humidité tout en consolidant l’aspect visuel de la surface.
Les interstices, souvent très fins entre les carreaux, doivent être comblés à l’aide d’un mortier-joint fluide, appliqué à la spatule en caoutchouc, en veillant à remplir intégralement les espaces. L’excédent doit être nettoyé immédiatement à l’aide d’un chiffon humide afin d’éviter toute trace résiduelle.
Dans le cas des carrelages en ciment, il est impératif de ne pas teinter le mortier-joint ou d’utiliser un mortier-joint coloré. L’utilisation de pigments en phase liquide peut entraîner une migration de la couleur dans les carreaux clairs, provoquant des taches permanentes.